Ma chute spectaculaire en scooter (et ce que ça m'a appris sur toi)

La semaine dernière, j'ai fait une belle chute en trottinette électrique. Rien de grave, juste des bleus et des écorchures.

Mais ce qui s'est passé ensuite m'a fasciné.

Sur le moment, j'étais surtout concentrée sur le fait que j'allais être en retard pour mon cours et que je devais me dépêcher. L'adrénaline envahissait mon corps et la douleur s'est estompée sur l'arrière-plan.

Pendant la séance, concentrée sur ma cliente, j'ai à peine senti mes blessures.

Mais ce soir-là, seule chez moi avec mon ordinateur portable, la douleur est revenue de toutes ses forces. Et au cours des jours suivants, elle a fluctué selon mon état : plus forte quand j'étais fatiguée et stressée, presque inexistante quand j'étais détendue.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Parce que c'est exactement pareil pour votre mal de dos après 8 heures devant un écran, ou vos tensions cervicales qui s'aggravent les jours de grande activité.

Cela illustre un aspect de la douleur dont on oublie souvent qu'il s'agit : c'est une interprétation de notre cerveau.

Quand il estime qu'autre chose est plus important, il baisse le volume. Dans mon cas, c'était ma présence auprès de ma cliente, mais pour vous, cela peut être une date limite, une réunion importante, un enfant qui réclame votre attention...

Et quand nous sommes en état d'alerte (fatigue, stress), le cerveau l'amplifie pour nous pousser à l'action.

La douleur n'est pas notre ennemie.

C'est un mécanisme d'alarme, la façon dont notre corps nous dit : "S'il vous plaît, faites quelque chose pour moi."

Ce n'est pas quelque chose de désagréable qu'il faut éliminer à tout prix. C'est un message de notre cerveau.

Une fois que vous avez intégré cela, vous pouvez cesser de voir votre corps comme une chose frustrante qui refuse de coopérer, et commencer à l'écouter vraiment.

Cette semaine, je vous lance un petit défi.

Quand la douleur apparaît, demandez-vous : « Qu'est-ce que mon corps me dit ? » Puis répondez par UN petit mouvement (roulements d'épaules, étirement du cou, cambrure du dos...) ou par une respiration consciente.

Parce que plus nous ignorons ces signaux, plus ils crient.

C'est au cœur du yoga thérapeutique que je pratique, et que je vous encourage vivement à essayer grâce à l'une de mes ressources gratuites ou en séances individuelles. Vous trouverez tout cela ici.

Prenez soin de vous (et écoutez-vous).

Om shanti 🧡

Clem