Le cercle vicieux de la comparaison

Aujourd'hui, j'aimerais partager avec vous une question que j'ai explorée dans mon dernier podcast Q&A (en français) :

Comment briser le cercle vicieux de la comparaison ? J'ai remarqué récemment que, même dans mon travail, je peux encore me laisser prendre à comparer ma progression professionnelle à celle des autres, et bien sûr, j'ai tendance à avoir l'impression d'être à la traîne. Je sais que ce n'est pas constructif, mais cette semaine dernière, je me suis retrouvée prise dans ce piège.

Je pense que c'est un écueil dans lequel nous tombons tous régulièrement, que ce soit dans notre vie professionnelle ou personnelle. La comparaison est un réflexe naturel, mais elle peut facilement nous entraîner dans un cercle vicieux et alimenter toutes sortes de pensées négatives en chemin.

Voici quelques réflexions que j'aimerais partager sur ce sujet.

La comparaison comme limite, sentiment de manque

Nous pouvons voir le succès des autres comme une ressource limitée. Comme si ce qu'ils ont accompli nous était désormais inaccessible. Ou bien comme si leur réussite découlait de facteurs externes (la chance, le soutien familial ou un talent inné) que nous ne possédons pas.

Cet état d'esprit n'a pour seul effet que de nous rendre aigris et impuissants. Je pense qu'il vaut mieux ne pas s'y attarder trop longtemps.

La comparaison comme inspiration, une vision d'abondance

À l'inverse, nous pouvons voir les réussites des autres comme la preuve que nous aussi pouvons réussir.

Peut-être que tout ce qu'il nous manque, c'est la bonne méthode ou un chemin qui corresponde à notre propre rythme. Nous pouvons alors puiser chez les autres des exemples, des idées, des repères… En nous inspirant de leur réussite, nous pouvons trouver motivation et outils pour avancer sur notre propre voie unique.

Au passage…

Parfois, il est aussi essentiel de nous poser une question fondamentale : voulons-nous vraiment ce que les autres ont accompli (et tout ce qui l'accompagne) ?

Est-ce en accord avec nos valeurs, nos besoins et le type de vie que nous souhaitons mener ?

Par exemple, je ressens parfois une pointe d'envie envers Emma Storey-Gordon, une coach que je suis sur Instagram et qui a connu un immense succès. Mais je sais aussi qu'elle travaille constamment et voyage beaucoup. Moi, en revanche, j'adore mon temps libre, ma maison et mon rythme de vie plus doux. Certes, j'aimerais avoir son revenu et son influence, mais je ne souhaiterais pas la vie qui l'accompagne.

Chaque parcours est unique, et il est essentiel de définir ce qui résonne avec vos propres aspirations.

La comparaison la plus importante : celle avec nous-mêmes

Au final, la seule comparaison véritablement constructive est celle que nous faisons avec nous-mêmes.

En regardant notre propre chemin, nous pouvons nous demander : « Si je me compare à qui j'étais il y a cinq ans, ai-je grandi et gagné en sagesse ? Ai-je progressé dans une carrière qui me correspond ? Vis-je davantage en accord avec mes valeurs ? Suis-je plus épanoui ? »

Et si nous ne sommes pas satisfaits des réponses à ces questions, utilisons-les comme une motivation pour ajuster notre trajectoire !

C'est cette comparaison intérieure qui nous permet de prendre conscience de notre évolution et de rester dans un état d'esprit positif.

J'espère que cette réflexion vous aidera à transformer votre perception de la comparaison et à avancer avec plus de sérénité, sans pression inutile, mais avec bienveillance envers vous-même et votre parcours unique.

Prenez soin de vous.

Om shanti 🧡

Clem