As-tu déjà remarqué qu'on tombe malade dès qu'on ralentit ?

Vous considérez-vous stressé(e) ?

La plupart des personnes avec qui je travaille répondent non, ou « pas vraiment ». Pourtant, leur corps raconte une histoire légèrement différente 😬

Nous avons une image très précise du stress : le cœur qui s’emballe, les paumes qui suent, le nœud à l’estomac. Mais il s’agit là du stress aigu, celui que nous reconnaissons facilement. Le stress chronique est bien plus subtil. Il s’installe si progressivement que vous cessez d’y prêter attention. Vous vous y habituez (comme la légende de la grenouille bouillie lentement) et il devient votre nouvelle normalité.

Votre corps, lui, ne s’adapte pas. Il ne le peut pas. Il continue donc d’envoyer des signaux.

Des douleurs dorsales le matin qui s’estompent dès que vous vous mettez en mouvement. Des courbatures générales que vous imputez à l’âge ou à un manque d’étirements. Des blessures qui reviennent sans cesse sur des mouvements que vous pratiquez depuis des années. Tomber malade à chaque fois que vous prenez quelques jours de repos.

Nous avons tendance à traiter chacun de ces symptômes isolément. Pourtant, ils relèvent souvent d’un même tableau.

Tout se résume à un seul fait : le stress chronique maintient votre système nerveux dans un état d’alerte permanent, mais discret.

Lorsque notre système nerveux est en état de vigilance, il ne souhaite pas allouer d’énergie à des fonctions comme le système immunitaire. Ce qui est logique : si nous pensons qu’une menace sérieuse approche, pourquoi se reposer et récupérer ?

Par conséquent, en état de stress chronique : votre système immunitaire est affaibli, l’inflammation augmente, la récupération musculaire ralentit, la qualité du sommeil se dégrade...

Et voici un point qui pourrait vous surprendre : la pratique intense d’une activité physique, aussi bénéfique soit-elle, active le même mode « action » dans votre système nerveux. C’est un stimulant, pas un outil de récupération. Si vous êtes déjà en régime de haute intensité, ajouter encore plus de volume sans temps de récupération réel, c’est comme garder l’accélérateur enfoncé toute la journée sans jamais toucher au frein.

Ce qui aide vraiment, c’est apprendre à activer délibérément l’autre mode : la partie repos et récupération de votre système nerveux. Respiration lente, mouvements doux, étirements conscients.

Je sais que c’est DIFFICILE. Cela peut sembler inutile. Mais c’est exactement ce dont vous avez besoin, et je sais précisément comment rendre cela plus accessible aux personnes hyperactives comme vous 🧡

Si cela résonne en vous, j’aimerais que vous essayiez une petite chose cette semaine : pendant les 7 prochains jours, notez chaque douleur, tension ou léger symptôme, même ceux qui vous semblent insignifiants. À la fin de la semaine, regardez la liste dans son ensemble. Le schéma vous dit-il quelque chose ?

Dites-moi comment ça se passe.

Clem